| An Anthology of Optimism |
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a pre-emptive celebration of a critical optimism yet to come A lecture performance by Pieter De Buysser and Jacob Wren Visit the website and contribute: www.anthologyofoptimism.com This juror would like to be more transparent with his selection and would like to make his nomination speech available for the public at large. Begin transmission: ********** As a member of this jury, my selection, hands down, is Pieter de Buysser and Jacob Wren’s “An Anthology of Optimism,” which promotes the healthiest, most fascinating approach to today’s world – namely, critical optimism – and which does so in a way that is neither obtrusively didactic nor pedantic. The lecture/performance was so tender, thoughtful and beautiful, that I can’t remember the last time I left the theater more aware, more inspired and more willing to question my own perceptions. Isn’t that what defines great art? Creating awe and yet establishing some orientation in/to the world? ********** End transmission La presse Française: "a la boîte à sortie, nous disons oui!" ..."On sort de la plus intelligent et avec le sourir" lisez l'article. L'avis des spectateurs au Billetreduc.com (note globale de 4 étoiles) France Culture, la vignette par Aude Lavigne, un petit portrait entretiens "Un excellent moment de jubilation fine et brillante que l'on savoure bien au delà de la fin de la représentation." Laure Dasinières, NFTL'histoire du dernier optimiste.Il mangeait des chiens et des lézards. Quand des gens approchaient, il s'accroupissait et se mettait à uriner d'abondance. Il survivait en volant des dents en or dans les morgues. Une fois par mois au moins, on lui jetait des glands ou des cailloux, en signe de commandement : il devait alors suivre l'homme ou la femme jusqu'à un endroit, derrière une maison en ruine, où des enfants venaient enterrer des chatons étranglés par leur père. Là, on lui disait ce qu'il devait faire et en échange, il recevait du pain, du vin, du fromage et quelques fruits. Sa mission consistait à dire du mal - le pire - de telle personne ou de telle situation. C'est à ça que servait le dernier optimiste : parce qu'on savait bien qu'après lui, l'optimisme n'était plus possible. C'était toujours des situations d'où se dégageaient des choses sombres et troubles : un virus contagieux dans le sang ou les ordinateurs, la réputation d'un puissant qui commençait à chanceler, la solidité de l'ouvrage d'un ingénieur qui était mise en doute, la valeur de l'argent… Le dernier optimiste ne diffusait que des rumeurs vraiment nuisibles, et la situation devenait catastrophique. Pour inventer de telles médisances, il avait dans son sac plus d'un tour, détestable et efficace, que je ne révélerai pas ici pour ne donner d'idées à personne. Le résultat de ces affreuses médisances était toujours le même : le pessimisme montait comme un soufflé de mauvais fromage et anéantissait toute forme de commerce ou de conversation jusqu'à ce que tout s'écroule. Mais à ce moment, le dernier optimiste était loin, ses gratifications au fond de sa besace. Les obscénités et les malédictions les plus affreuses entraient alors en scène, et toute la communauté était en proie à toutes formes de déchéances atteignant les pires degrés de vilenie et d'infamie. Loin de tout ce vacarme, le dernier optimiste éclusait son vin et mâchonnait son pain, mission accomplie et salaire en bouche, éructant son pessimisme comme autant de termites fatales. Mais c'est le jour où même les malédictions les plus sombres pâlissent face aux ruines de l'autopessimisme qu'apparaissent les premières formes d'inventivité. Et prudemment, on se met à expérimenter, à créer de nouveaux modèles d'entretiens, à tester les négoces et les constructions, à faire place au premier optimisme critique. Fini, à ce moment, le salaire du dernier optimiste qui n'a plus qu'à mâcher des coquilles d'œufs dans les poubelles en chassant les chiens de son haleine fétide. Puis s'installe brièvement l'harmonie… jusqu'à ce qu'il reçoive à nouveau un gland sur la tête. Alors, il suit comme autrefois les gens à l'endroit où l'on enterre les chatons égorgés par les pères pour y recevoir sa nouvelle mission. Il a tôt fait de réveiller le pessimisme sommeillant, qui détruit tout sur son passage jusqu'à ce que de nouvelles formes d'optimisme se mettent à bourgeonner timidement. Et c'est ainsi qu'éternellement l'histoire se répète dans le cycle minuscule de l'humanité.Mais ce que l'on dit aussi, c'est que le dernier optimiste est immortel. Certains prétendent l'expliquer parce qu'il n'est jamais né. Mais cela ne traduit qu'une interprétation allégorique de cette histoire. C'est aussi niais que prétendre que le mot rose doit avoir les caractéristiques physiques d'une jeune fille simplement parce qu'une idiote énamourée se console par une métaphore.La seule chose que nous savons avec certitude, c'est qu'il a existé en tout temps : on le sait parce qu'on a trouvé un fragment du journal du dernier optimiste. On ne sait pas s'il doit encore l'écrire, s'il l'a déjà écrit ou s'il l'écrit pendant que je vous parle. Mais lisez plutôt…Fragment du journal du dernier optimiste :“Je suis le dernier optimiste.Après moi prendra fin la dialectique stupide, la polémique ping-pong de la balançoire optimisme-pessimisme. Fini, tout cela.Je suis un mercenaire. Je livre sur commande, mais uniquement aux faibles. Aux petits commis de la morale. A ceux qui trouvent que le pessimisme est nécessaire, puis à ceux qui lui préfèrent l'optimisme. Je livre aux esclaves, aux drogués de leur propre humeur, aux camés de l'indignation, aux ivrognes de la responsabilité. Je n'ai personnellement aucune morale. Je rôde du début à la fin. Solitaire, je ne connais ni le bonheur ni le malheur. J'ignore la loi, la terre, les commandements.Je porte en moi la splendeur et la misère de la ville et de l'humanité.Je perçois l'énigme de tout ce qui est et celle de tout ce qui n'est pas. Je suis l'intelligence. Je suis celui qui est. Je suis l'unique. Le seul. Je distribue les masques. Je n'ai pas mon pareil. Même pas moi.”Acide ou le pessimismeVoilà le moment venu de contribuer à cette anthologie par un hommage à un des patriarches des subversivités éclairés: Voltaire. Il y a exactement 250 ans que Voltaire a écrit “Candide ou l’optimisme”. Il s’en est pris, toutes brides abatttues, au régime de son époque: l’optimisme. Puisque le régime de notre temps est le pessimism, je reprends son histoire. La première difference: moi je serai bref, parce que je pense quand même qu’il y a encore pas mal de progrés à faire.La deuxième difference: l’histioire s’intitutele à present: “Acide ou le pessimisme”.Avant de commencer, pour refraichir la mémoire: Candide est l’histoire d’un jeune homme idéaliste qui grandit dans l’environnement fabuleux d’une cour et donc dans les meilleures conditions. Son mâitre, Pangloss, lui apprend quen nous vivons tous en réalité dans le meilleur des mondes. Après de nombreuses escapades au cours desquelles il est capturé, battu et trahis, Cadide revient chez lui. Ces idéaux de l’évolution brisés, sa confiance en morceaux, son amour violé, son imagination fanée et son sens de responsabilité encore la profondeur d’un cendrier. L’histoire se termine lorsque Candide, autrefois crédule et entrepreneur mais à present meurtri, donne le coup de pied de l’âne aux optimistes et aux explorateurs: “il faut cultiver son jardin”Et maintenant, passons à l’histoire d’ “Acide ou le pessimisme”.Acide grandit dans une ville de fiente où tout est crotte.Son maître lui apprend:“Acide, tout est crottin dans le plus crotté des mondes de crotte.”Maudit par des circonstances maculés,Acide quitte sa ville de miel afin de découvrir le reste du monde.Après de nombreuses aventures merveilleuses au cour desquelles,pour la première fois, il connaît une indigence encore plus abjecte,il découvre la douleur et la terreur des autres personnes vivant dans ce monde le plus chié des mondes chiasse, et il se lance dans une démarche tout autre.Son imagination élévée, son intelligence aiguisée, son sens de responsabilité grand comme un océan, il a perdu à jamais le luxe de se sentir de la merde. S’essuyant le nez, ce même nez dans lequel il peut également insérer un bouton d’or, ou qui pourrait servir comme piste d’envol à une hirondelle, il prononce sa dernière phrase, le coup d’envoi pour tous les moues boudeuses et les timorés:“il faut cultiver son chemin.”
“Five contributions to an anthology of optimism”the full texts, including "Acide or Pessimism", and "The story of the last optimist". Choose your language:
Press and critics: La presse Française: "La boîte à sorties": "a la boîte à sortie, nous disons oui!" ..."On sort de la plus intelligent et avec le sourir" lisez l'article. L'avis des spectateurs au Billetreduc.com (note globale de 4 étoiles) France Culture, la vignette par Aude Lavigne, un petit portrait entretiens "Un excellent moment de jubilation fine et brillante que l'on savoure bien au delà de la fin de la représentation." Laure Dasinières, NFT
Belgian press: an article by Ines Minten Next perfomances No current events.
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